La perversion est à l'origine le fait de détourner de l'orientation de base, de la cause commune ou des logiques naturelles, suivant l'utilisation. Dans le langage courant, le terme a une connotation péjorative, due à l'emploi religieux de ce mot comme signifiant une forme du mal.
En psychanalyse, la perversion exprime à la fois un statut normal de l'évolution psychique et un trouble pathologique de l'adulte.
L'enfant est dit pervers polymorphe car il modifie ses pulsions au cours de sa maturation, du stade oral (de la tétée) au stade génital (de la reproduction).
L'adulte est dit pervers s'il impose au dépend de l'autre une situation qui le satisfait lui. Les traits caractéristiques de ce mécanisme de défense sont donc la manipulation et le refus des envies et besoins de l'autre au profit des siens. La perversion sexuelle n'en est qu'une expression, alors pour éviter l'amalgame induit par le sens courant, on parle aussi de perversion morale.
Celui qui aime accomplir des actes cruels ou immoraux, qui est atteint de perversion sexuelle ou cruel faisant subir à une personne des choses non désirés par celle-ci.
PS : La perversion se fait en acte. Si quelqu'un vous dévisage/regarde cela n'est donc pas de la perversion.